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Publié par SNICS, bureau académie d'Alsace.

télécharge ici la convocation pour le congrès du 7 mai et te mobiliser à Paris , tous ensemble

Les attaques contre la profession viennent de toutes parts. La loi pour une école de la confiance, la loi de transformation de notre système de santé et bien sur la loi de transformation de la fonction publique impactent gravement l’avenir des fonctionnaires et des infirmier.e.s de l’éducation nationale.

Cette loi pour une école de la confiance, a été votée à l’assemblée nationale le 19 février, sans dialogue social et en procédure accélérée . Comment penser qu’une semaine de débats parlementaires puisse permettre à la représentation nationale d’en saisir les enjeux et les conséquences. Ca ressemble fort à un déni de démocratie !?

Le SNICS dénonce le fond mais aussi la méthode qui consiste à déposer des amendements en catimini pour revenir sur les arbitrages et les orientations politiques de la loi pour la refondation de l’Ecole de la République,  dont  les textes concernant la politique éducative sociale et de santé publiés en  2015 sont issus.

amendement 1031

amendement loi école de la confiance


Nous avons réussi à faire tomber les amendements qui demandaient un service de prévention en interministériel et ceux concernant un service de santé piloté par les médecins, mais le combat continue ; « le diable est dans les détails ». (Souvenons-nous du fameux « peut participer » concernant la visite médicale de la sixième année dans la circulaire de missions de 2001…)


Nous demandons la suppression des articles 2 ter, 16 bis et 16 ter de la loi en ce qu’ils transforment en profondeur le concept de santé à l’école en recréant un service de santé au sein du MEN. A terme, c’est l’accueil et l’écoute des élèves et étudiants par des infirmier.e.s de l’Education nationale dans leur lieu de vie qui disparaitra !

(…)Enfin, plusieurs amendements entraînent des modifications pour la médecine scolaire. Ils introduisent notamment une coordination des professionnels missionnés dans ce domaine, médecins, infirmières, assistantes sociales, psychologues, alors que ces professionnels sont aujourd'hui rattachés à des services différents.

Modifications du parlement et amendement SNICS


Extrait d’article paru le 24 février 2019 dans la magazine ToutEduc
Dans le respect de notre syndicalisme toujours force de propositions, d’unité et d’action, le SNICS est à l’initiative de plusieurs intersyndicales : SNPDEN, SNupden-FSU, SNES-Psy-FSU ; SNUIpp-Psy-FSU, SNUAS-FP-FSU, SNPDEN-UNSA et le SNIES-UNSA

Le 20 février 2019, soit près d’une année après notre demande, et le lendemain du vote de la loi à l’assemblée nationale, le groupe de travail présidé par Mme Tamarelle a daigné nous recevoir…

     
Projet de loi de santé
Les députées, Mesdames Rist et Tamarelle V, médecins, ont été toutes deux respectivement nommées « Rapporteurs du texte de loi de transformation du système de santé l’une pour le parlement et l’autre pour LaRem »… Nul doute que les projets d’amendements pour la création du service de prévention seront redéposés. Le combat se poursuit sur la loi de transformation de notre système de santé en cours d’examen.
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Les nombreux courriers et interventions du SNICS ont permis la tenue d’une table ronde au Sénat début mars, nous y avons porté nos amendements de suppression des articles 2 ter, 16 bis et 16 ter et défendu nos mandats d’émancipation de la profession. Sans présumer des modifications apportées par la commission, le rapporteur du texte au sénat a quasiment acté la suppression du 2 ter. Pour le 16 bis, l’équipe professionnelle tend à disparaître, il nous faut continuer à débattre et à nous battre encore et encore pour faire entendre la voix et l’expertise des infirmier.e.s.

Tout comme nous et pour des raisons similaires, la FSU est totalement opposée à ce projet de loi. Des courriers ont été adressés à l’ensemble des élu.e.s pour leur demander de ne pas voter ce texte, écrit dans la précipitation et sans dialogue social.
Elle appelle a participer à la mobilisation nationale du 30 mars


« Pour l’abandon de la loi Blanquer - Pour la priorité au service public d’éducation - Pour d’autres perspectives ambitieuses pour les élèves et les personnels
- Pour une véritable reconnaissance de nos métiers »

14 février 2019: Amendement, Structuration de type service de la santé à l'Ecole
Le SNICS a toujours combattu une structuration de type service de la santé à l’École avec une vision médico-centrée pilotée et gouvernée en interministériel parce que ca ne répondait pas aux besoins en santé des élèves.
L'amendement en pièce jointe porté par des parlementaires médecins, dont certains de l'éducation nationale, instaure un service piloté par les médecins scolaires (qui deviendraient de fait nos chefs de Service) sous la gouvernance du ministère de la santé et de l'éducation nationale.
C'est un changement complet de paradigme et des missions des infirmier.e.s de l'éducation nationale qui perdent donc toute autonomie professionnelle.

La réussite scolaire de tous les élèves est sacrifiée au bénéfice d’intérêts corporatistes.

Le SNICS mettra tout en œuvre pour combattre dans l'unité ce projet mortifère pour la profession et pour les élèves. Nous re-sollicitons une intersyndicale.

Communiqué de Presse SNICS-FSU – SNIES-Unsa


A travers le projet de loi pour une École de la confiance, le Ministre de l’Éducation nationale ressuscite le service de santé scolaire mis en extinction par la représentation nationale en 1982 car reconnu « obsolète, inefficace et inadapté à l’école et à l’évolution de l’état sanitaire des jeunes ».

M.BLANQUER criait pourtant haut et fort qu’il fallait rompre avec les vieilles habitudes qui consistent à défaire ce que les précédents ont mis en œuvre. La réalité est tout autre. Il sacrifie les besoins en santé des élèves et leur réussite scolaire sur l’autel d’intérêts corporatistes.

Alors que depuis des décennies, les gouvernements successifs se sont inscrits et ont renforcé la dimension éducative de la Santé à l’École et la nécessaire responsabilité du ministère de l’Éducation nationale en la matière, M. BLANQUER et Mme BUZYN jouent aux apprentis sorciers en recréant un service de santé des élèves rattaché conjointement aux deux ministères.

Les infirmier.e.s refusent de s’inscrire dans cette vision médico centrée archaïque de la politique de Santé à l’École qui ne répondra pas aux demandes et besoins exprimés par les élèves.

Le SNICS et le SNIES qui représentent près de 92 % d’infirmier.e.s de l’Éducation nationale et de l’enseignement supérieur s’opposeront fermement à ce projet mortifère pour les élèves et la profession.


Contact presse :
Saphia Guereschi –SNICS-FSU : 06 87 89 13 34
Brigitte Accart – SNIES-UNSA : 06 77 17 68 22

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