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Publié par Le bureau

Intimidation ?

Ou quand l’ONI s'enrichi d'un tiers sur le dos des infirmières…

 

La profession s’oppose de longue date à l’ordre infirmier. 83% des infirmiers-ières sont salariés-es, il est inacceptable de payer pour travailler d’une part, et d’autre part le pouvoir disciplinaire donné à l’ordre (qui existait déjà par ailleurs) peut créer des doubles voire des triples peines pour les infirmières pour lesquelles un pouvoir disciplinaire existe déjà.

 

Vous vous êtes inscrits-tes à l’ONI, soit de votre plein gré, soit contraints-tes pour passer le concours à l’EN ou tout simplement lors de votre recrutement. Même si pour la loi, l’ordre représente la profession, la question de sa représentativité est entière puisque, pour beaucoup c’est sous la contrainte que les adhésions se sont faites. Le très faible taux aux élections ordinales tend d’ailleurs à le prouver.

 

Comme de nombreux-euses collègues salarié-es, vous vous interrogez sur la pertinence de continuer à cotiser pour un ordre infirmier qui ne représente ni ne défend notre profession.

A plusieurs reprises, l’abrogation de l’ONI fut à l’ordre du jour du parlement, mais abroger un ordre n’est pas simple…

 

Force est de constater, qu’après 11 ans, l’ONI peine à faire le plein d’adhésions, pas plus d’un quart de nos collègues sont inscrits-tes au tableau de l’ordre (237000 inscrits-tes sur 700000 infirmiers-ières). Mais attention « inscrit-te » ne veut pas dire qu’ils-elles sont à jour de leur cotisations…

 

Face à cette difficulté, l’ONI adopte des stratégies de recouvrement des cotisations. Il passe depuis quelques mois par une société de recouvrement dont les procédés sont douteux. Si vous êtes concernés-ées NE VOUS LAISSEZ PAS INTIMIDER par tous ces courriers ; relances, relances« amiables », relances en contentieux, société de recouvrement et dernièrement faux recouvrement judiciaire.

 

Ce qu’il faut savoir :

  • L’ONI ne peut pas réclamer plus de 3 années d’arriérés de cotisation, soit 90 euros puisqu’une cotisation s’entend par année civile.
  • Nombre de nos collègues inscrits-tes ignorent tout simplement les relances de l’ordre ou des sociétés de recouvrements. L’union fait la force !
  • Dernièrement l’ONI a choisi la société de recouvrement IJCOF qui use de démarches d’intimidations en utilisant des termes issus d’un jargon pseudo administratif/judiciaire et tous ces éléments de langage n’ont qu’un seul but : EFFRAYER et donc nous inciter à payer rapidement. Ces derniers jours, cette société a envoyé ce qui peut être perçu « comme une injonction judicaire » mais en y regardant de plus près, on s’aperçoit vite de la supercherie : projet, absence de n°de greffe, ordonnance sans tribunal, absence de signature,…
  • Il est également intéressant de noter quels frais de recouvrement entrepris sans titre exécutoire (c’est à dire sans décision de justice) sont à la charge du créancier (à savoir l’ONI) et que seule la dette (pour nous 90 euros) reste à la charge du débiteur. Faire croire le contraire est parfaitement illégal.
  • Seul l’ONI peut aller plus loin et demander à la justice la saisie de la dette que lui doivent ses débiteurs. A ce jour l’ONI n’est pas en position d’aller plus loin…

 

 L’union fait la force, alors ensemble résistons !

 

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